La place et l’apport de la femme noire dans la société québécoise

Ne pas s’arrêter à ses différences.

Croire en soi.

Avoir une vision.

Saisir les opportunités. 

Il ne faut pas attendre qu’on nous crée une place, mais bien prendre sa place et ce, sans complexe! Il y aura nécessairement des embûches en cours de route, mais il faut correctement s’armer pour être en mesure de les surmonter.

Voilà, dans mes mots, ce que j’ai retenu de cet évènement, un message rafraichissant et inspirant!

Fondu Au Noir est un programme créé par la Fondation Fabienne Colas regroupant différents évènements dans le cadre des célébrations du Mois de l’histoire des Noirs. J’ai été particulièrement interpelée par cette table ronde parce qu’il s’agit d’un sujet sur lequel on se penche très rarement. Beaucoup d’attention est portée d’une part, à la place et l’apport des diverses communautés ethniques au Québec, et d’autre part, à l’entrepreneuriat au féminin, en général, sans nécessairement cibler précisément les femmes issues de ces communautés. J’étais donc intriguée par les sujets qui y seraient traités et les différents points de vue qui en ressortiraient.

Modérée par la journaliste Azeb Wolde-Giorghis, cette table ronde était constituée de réels modèles de réussite. On y trouvait Madame Amina Gerba, PDG des laboratoires Kariliss et du Groupe Afrique Expansion, Madame Madeleine Féquière, Directrice principale et chef du crédit d’entreprise chez Domtar, Madame Sylvie Desgroseillers, Auteur-compositeure-interprète, et Madame Yolande James, politicienne et analyste politique. Oeuvrant dans différents milieux, ces femmes ont toutes partagé leur expérience, leur point de vue ainsi que leurs conseils qui, en somme, se voulaient un réel souffle d’espoir. Elles ont relaté leurs bonnes, comme leurs mauvaises expériences, sans jamais chercher à se victimiser. Bien au contraire, elles s’empressaient plutôt d’indiquer les méthodes employées pour affronter les obstacles et ne pas se laisser atteindre.

J’ai particulièrement apprécié une intervention de Madame Madeleine Féquière relatant son arrivée au Québec, son père lui avait dit : « Le racisme est l’affaire du raciste ». Une phrase toute simple, mais puissante qui à la fois reconnait l’existence d’un problème, l’importance de ne pas se laisser atteindre et d’être fier de ses racines!

La discussion aurait largement pu dépasser les deux heures allouées. L’auditoire était très engagé et bon nombre de personnes n’ont pas pu poser leur question durant la période prévue. Soirée mémorable!

Je vous laisse sur ces mots de Madame Yolande James :

« Soyez prêtes, présentes et dans votre élément ! »

Publicités