Édito | Je suis féministe

Édito de mars: Parce qu’on est en 2016…vraiment?

Je suis féministe et je n’ai pas honte de le dire. C’est une évidence qui transparaît dans mes écrits, engagements depuis 2011, quand j’ai lancé Mots d’Elles. Et même avant. Pour moi, ce n’est pas une étiquette, c’est un moteur. Et de constater qu’en 2016, beaucoup de femmes qui se disent pour l’égalité entre les hommes et les femmes, refusent de se dire féministes me…surprend (pour dire le moins). Je n’ai jamais senti le besoin de le dire ouvertement. Mais je suis bien consciente qu’en le faisant aujourd’hui, cela me met dans un certain clan, un « no (wo)man’s-land » où aucune personne de carrière ne veut se retrouver. Dire que le féminisme se traduit trop souvent par un « combat contre les hommes »…c’est presque manquer de respect à toutes celles qui ont pavé le chemin pour que nous puissions aujourd’hui ne plus avoir un féminisme de combat. Car oui, il a fallu combattre, oui il a fallu dénoncer, crier, frapper, déchirer, brûler, pleurer,…sinon on en serait où aujourd’hui, vous pensez?

Depuis 2 jours, que l’on assiste au Québec aux « révélations » de femmes d’influence, déclarant ne pas être féministes, je me dis, c’est peut-être l’occasion de rappeler ce qu’est le féminisme*, mais surtout qu’il y a plusieurs féminismes (heureusement!).

Vivons notre féminisme, débattons-en, célébrons nos différentes façons de le faire avancer. Mais de grâce, n’ayons pas peur de se dire féministes, si on est pour l’égalité (des opportunités, des salaires, etc…) pour les femmes, comme pour les hommes.

*Féminisme: attitude de ceux qui souhaitent que les droits des femmes soient les mêmes que ceux des hommes. 

 

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