Comment avoir un impact social par le jeu?

Voici le 1er des 3 récits de l’expérience des entrepreneures qui ont assisté à C2 Montréal, grâce à Mots d’Elles. Ce texte de Kerlande Mibel, de Zwart , une des entrepreneures gagnantes du grand concours #motsdellesXc2mtl. À partager!

Depuis quelques années, je m’intéresse aux jeux vidéo comme outil de transformation sociale. C2Mtl était l’occasion d’écouter la conférence de Jane McGonigal. Jane est une conceptrice de jeux vidéo, la RÉFÉRENCE. Je disais qu’elle a su faire une démonstration convaincante de la pertinence du jeu vidéo comme levier d’innovation sociale. Les chiffres qu’elle a présentés étaient frappants. Étant donné que j’étais là pour Mots d’Elles, j’en ai profité pour lui poser quelques questions. Je voulais surtout découvrir quelles étaient les pratiques les plus efficaces qu’elle avait vues jusqu’à présent en matière d’utilisation des jeux vidéo comme moteur de changement social.  

Le jeu qui l’a le plus marquée est celui créé pour le mouvement Half the sky fondés par les journalistes et conjoints Nicholas Kristoff et Sheryl WuDunn. C’est un jeu vidéo qui à pour but de sensibiliser sur les droits des femmes à travers le monde. Un des premiers dans son genre. Les joueurs sont appelés à prendre des décisions et de voir les conséquences de leur décision sur la vie de ces femmes. Et surtout, il permettait aux joueurs de faire des dons à des organisations existantes pour soutenir des causes. Elle a donné l’exemple de la possibilité de décider de recueillir des livres dans le jeu et de vraiment faire un don à une cause pour acquérir plus de livres.  

Pourquoi ce jeu plus qu’un autre? Elle aime le fait que la sensibilisation soit faite sur une plateforme de jeu; c’est facile et accessible à tous les joueurs et que l’impact social soit concret. Donc, non seulement nous apprenons les difficiles réalités que vivent les femmes à travers le monde nous pouvons réellement contribuer. Apprendre tout en ayant un impact social.  

Ce jeu a été créé par Games for Change et Frima studio, une entreprise québécoise. Et pendant qu’elle répondait à la question, un homme s’est mis à rire. C’était Pierre Moisan, actuellement Conseiller au CEIM. Mais surtout, ancien vice-président stratégies corporatives de Frima qui a participé au développement du jeu auquel elle faisait référence. Une preuve de plus de la place qu’occupe Montréal dans le monde du jeu vidéo!  

km-jmdElle a répondu aux questions des autres sur la place des femmes dans l’industrie du jeu. Pour ceux qui me connaissent, vous ne serez pas surpris que ma dernière question ait porté sur la diversité ethnoculturelle. Ce à quoi elle a répondu : « please, let’s not get there.  There is so much to be done ! »  

Retrouvez Kerlande Mibel ici | Zwart communication 

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