C2 Montréal | La suite des entrevues Mots d’Elles

Mots d’Elles a eu l’opportunité d’interviewer des conférencières présentes à la dernière édition de C2 Montréal. Heureuse de vous présenter aujourd’hui la suite des cinq entrevues réalisées par Samantha Etane. Découvrez ici Kara Medoff Barnett, Ayah Bdeir et Marika Anthony Shaw! Pour Marije Vogelzang et Leilani Munter, cliquez ici.

Texte original de Samantha Etane, du blogue Tam+Sam, collaboratrice spéciale C2 Montréal de Mots d’Elles

Ayah Bdeir

ayahLittlebits eletrocnics est une start-up basée à NY qui propose des kits de modules électroniques qui s’assemblent magnétiquement et sont directement connectés au Cloud. Ayah Bdeir, la fondatrice, était de passage sur la scène du Forum SOLOTECH pour parler de son parcours professionnel depuis le MIT Media Lab où elle obtenu un Master en «Computing Culture» en 2006. «Ce que j’ai trouvé à New York, ce sont des entreprises qui sont au croisement de plusieurs disciplines et qui ont des employés qui viennent d’horizons différents ; je pense que c’est cela qui fait la force de New-York.» « Et, dit-elle, la ville est en train d’investir dans les nouvelles technologies, l’entreprenariat, dans des usines de productions. Il y a plus de subventions disponibles mais aussi de plus en plus d’évènements technos pour permettre aux entrepreneurs et aux investisseurs de se rencontrer! Il reste encore beaucoup à faire mais je pense que c’est vraiment un très bon début!»

Elle rajoutera même que c’est un exemple que la ville de Montréal doit suivre, car il y a un énorme potentiel d’entrepreneurs et d’idées qui ne cherchent qu’à être développés et mis sur pied. Sur la question de la place des femmes dans son industrie, Bdeir réitère que ce n’est pas une véritable préoccupation pour elle « Je ne m’attarde pas sur les stéréotypes, je me concentre sur mon travail. A littlebits, nous proposons des produits qui sont unisexes et ce de manière délibérée mais notre priorité reste la qualité de ce que nous offrons.»

Kara Medoff Barnett

uF5AnxCPYfUYem45GPXyT3UaOOU5WV_X02iFuZNbikADepuis son arrivée au Lincoln Center en 2007, l’artiste et productrice à succès Kara Medoff Barnett a permis au Lincoln Center For the Performing Arts de mettre sur pied des projets qui en ont fait un laboratoire d’initiatives cultures distinctes.

« La différence fondamentale entre le métier d’artiste de scène et celui d’entrepreneur dans le monde des affaires, et qu’en tant artiste on doit suivre un scenario, une chorégraphie tandis qu’en tant qu’entrepreneur il faut pouvoir créer la chorégraphie et générer des idées. En tant qu’artiste, on veut très souvent perfectionner une séquence déjà préétablie alors qu’en tant que entrepreneur, on a cette liberté de choix, on peut choisir le secteur et le type de projet dans lequel on veut s’investir. Et c’est là qu’était la vraie transition pour moi. Cela fait longtemps que j’ai raccroché mes ballerines et cela en a surpris plus d’un que je décide de me joindre à une institution telle que le Lincoln Center. Mais à cause du type d’environnement dans lequel je travaille, les projets et les personnes avec lesquels je travaille, j’ai l’impression que je suis toujours en train de démarrer une nouvelle start-up! Nous sommes en constante innovation.»

Avec son équipe composée d’une dizaine de collaborateurs aux parcours divers – des artistes, des gens de la finance, des diplômés en droit – Medoff travaille au rayonnement international de l’institution New-Yorkaise. Ils développent des initiatives mêlant art et relations internationales avec des partenaires en Chine, au Japon, au Moyen-Orient notamment. L’équipe n’hésite pas à tester plusieurs, de la ligne de vêtement qui n’a pas marché au service conseil qui est un véritable succès Kara Medoff Barnett est venue insuffler cet esprit entrepreneurial qui aide le Lincoln Center à rester un des lieux les plus courus de New-York !

Marika Anthony Shaw

MarikaFréquente collaboratrice du groupe Arcade Fire, la violoniste Marika Anthony-Shaw et son initiative Plus One étaient à l’honneur lors de cette édition de C2Montreal. Plus One est née de la volonté de la l’artiste de mettre l’art au service d’une cause qui lui tiens à cœur : la justice. « La justice est une cause qui reste très pertinente pour moi. Plus One se veut une plateforme qui met en avant des organismes qui travaillent pour défendre les personnes vulnérables, se battent contre les changements climatiques en utilisant le pouvoir des arts. Au lieu de chercher à obtenir une grosse somme d’argent d’un millionnaire, nous allons vers un million de personnes et leur demandons à chacun un dollar. Nous nous concentrons sur l’effort collectif comme mode de fonctionnement. »
C ‘est en s’inspirant d’artistes comme Arcade Fire qui agissent en tant que leaders de divers mouvements sociaux que l’idée de Plus One est née. La violoniste et ses partenaires souhaitaient trouver un moyen significatif de partager avec les fans des causes qui leur étaient chères.
« Depuis que Plus One a été lancé, les fans nous ont contactés pour nous dire comment ils ont été inspirés à agir dans leur communauté. Pour nous, c’est ça le plus important, que chacun et chacune puisse faire quelque chose de son coté et que nos actions aient un impact collectif. »

Cette semaine encore, suivez le récit des 3 entrepreneures qui ont assisté à C2 Montréal, grâce à Mots d’Elles.
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