Les Canadiennes se tournent vers l’entrepreneuriat

Aujourd’hui, je vous propose un résumé de l’article de Lysiane Baudu sur le site d’information de TV5Monde.
Malgré les politiques d’austérité qui frappent de plein fouet et plus que les hommes, les femmes sont de plus en plus actives au pays. En 2014, elles représentaient 47,3% du total des participants au marché de l’emploi, contre 45,7% en 1999 et 37,1% en 1976. Cela dit, cette progression ne s’accompagne pas d’une promotion des femmes dans les entreprises… De fait, selon la dernière enquête du cabinet de consulting Rosenzweig & Company, chez les 100 plus grandes sociétés cotées en bourse dans le pays, seuls 8,5% des postes les mieux payés et les plus prestigieux sont actuellement occupés par des femmes. 
Est-ce parce qu’elles sont peu susceptibles de progresser dans une entreprise que les Canadiennes se tournent de plus en plus vers l’entrepreneuriat ? Après tout, si elles lancent leur propre affaire, elles sont assurées d’avoir le meilleur poste ! Selon une récente étude de la banque Toronto-Dominion, les raisons sont plus complexes. Elles vont de l’érosion des emplois dans des secteurs typiquement féminins depuis la crise de 2008, poussant les femmes à s’auto-employer en lançant leur propre affaire, à la volonté de plus en plus affirmée de la part des femmes de mieux conjuguer vie professionnelle et vie de famille. D’ailleurs, les femmes auto-entrepreneures (35,6% du total des entrepreneurs ayant ce statut au Canada en 2012) disent travailler moins (pour 40% d’entre elles) que les salariées.
Toujours est-il que le taux d’entrepreneuriat, stable chez les hommes, a augmenté d’environ 15% chez les femmes depuis 2009, selon Toronto-Dominion. En outre, du fait en particulier qu’elles sont plus fraîchement arrivées dans le monde de l’entrepreneuriat, les femmes sont en général à la tête de sociétés plus petites que celles qui ont été démarrées par des hommes. Les entreprises de taille intermédiaire dirigées par des femmes ne représentaient en 2011 que 4% du total, tandis que du côté des hommes, le chiffre s’élevait à 66%. De même, les Canadiennes se cantonnent encore souvent dans des secteurs traditionnellement féminins, autrement dit, les services (à 90%, contre 70% pour les hommes).
L’analyse de Toronto-Dominion fait en outre ressortir que les patronnes de PME ont tendance à être plus éduquées que leurs homologues masculins. Enfin, elles sont légèrement plus nombreuses à être issues de l’immigration (25%) que les hommes (20%).
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