Le leadership féminin: mythes et réalités

Illustration : Jean-Claude Dejean.

Illustration : Jean-Claude Dejean

On le sait bien, il y a plusieurs niveaux et styles de leadership. Certains leaders possèdent en plus de leurs habiletés à motiver et à inspirer les autres, un facteur X qui fait qu’ils sont aimés de tous. Pensez à Oprah et a Michelle Obama. Pour reprendre un de mes articles précédents, les leaders effectifs  ont un ensemble de comportements identiques qui sont :

  1. Ils soutiennent leurs employés
  2. Ils travaillent pour aider leurs employés à élaborer et à atteindre leurs objectifs stratégiques
  3. Ils savent que quand une personne réussit, c’est toute l’équipe qui a réussi
  4. Ils adoptent et encouragent le travail dur aussi bien pour eux-mêmes pour leurs équipes et, de plus, ils ne cherchent pas de raccourcis

Normalement, qu’on soit un homme ou une femme, on devrait adopter ces comportements de manière uniforme. Malheureusement, on le sait, les femmes et les hommes ont des comportements différents, ce qui a pour conséquence de mieux avantager les hommes  à des postes de leadership.

Regardons ensemble ces mythes associés aux femmes leaders, nourris aussi bien par les hommes que par les femmes:

Mythe#1 : Pour atteindre leur position au top, cette femme a certainement dû faire quelque chose de pas nette. (« Pas nette » faisant référence au sexe, entre autres choses)

Certaines personnes continuent de penser fermement à ce mythe, même après qu’on leur ait démontré le contraire. Heureusement, ils ne constituent pas un segment important de la population. Autrement dit, il y a encore beaucoup de sexisme dans le monde en 2013. Ce qui est encore plus décevant, c’est que beaucoup de femmes croient à ce mythe.

Mythe# 2 : La beauté et l’intelligence ne vont pas ensemble

Je ne sais pas trop d’où sort ce concept, mais il a été toujours présent dans ma vie. A l’école secondaire si tu soignais trop ton apparence, cela voulait dire que tu n’étais pas vraiment intelligente. Ce concept n’existait pas seulement dans mon école, mais bien partout dans le monde. Si vous êtes familières avec les séries américaines, vous savez déjà qu’une série n’est pas une série tant qu’il n’y a pas de « Geek ». La Geek est très forte intellectuellement mais très moche avec des dents et des cheveux bizarres. On ne va pas rentrer dans le débat des médias qui renforcent ces stéréotypes associés aux femmes. Mais effectivement, il faut s’interroger sur le rôle des médias.

Mythe# 3 : Le frein à l’avancement des femmes, ce sont les femmes elles-mêmes

C’est peut-être vrai dans certains cas, mais je refuse de croire que cela arrive dans la majorité des cas. Moi je pense plutôt que c’est une fausse excuse que les hommes aiment lancer aux « féministes » pour mettre fin au débat. Et d’ailleurs, le problème ici, c’est le fait que les gens compétitifs, les hommes comme les femmes, se mettent des bâtons dans les roues pour pouvoir être et demeurer au top. Dommage que certains pensent que ses tendances sont plus visibles chez les femmes.

Mythe# 4 : Être une féministe et le proclamer en public est un crime (peut-être contre l’humanité)

Même moi, je suis coupable de cette offense. En effet, il m’est arrivé à plusieurs reprises d’être libellée « Féministe ». Ma première réaction est toujours la même, j’essaie de nier. Le mot féminisme étant souvent compris comme un défaut.Mais Justement: ça aussi, c‘est un mythe! Le féminisme c’est tout simplement lutter contre les injustices faites aux femmes. Dans son livre « En Avant Toutes » Sheryl Sandberg en parle aussi, l’image que les gens ont des féministes n’a pas évoluer depuis que le mouvement existe. Je vous invite à lire mon billet « Pourquoi vous devriez  « lire En Avant Toutes  » car ce livre est une inspiration.

Mythe# 5 : Faire des demandes pour accommoder sa situation de (femmes) dans le milieu du travail est fatal pour sa carrière

Au risque de me répéter,  je vais encore réutiliser Mme Sandberg comme exemple. Dans le chapitre du début de   «En Avant toutes », Sheryl Sandberg parle effectivement d’une situation très pertinente pour illustrer mon point. Lorsqu’elle était chez Google, il n’y avait pas de parking pour femmes enceintes, elle a du souffrir pendant des mois en marchant d’un bout  à l’autre dans l’énorme campus de Google pour allez à ses rencontres. Il a fallu un jour qu’elle prenne son courage à deux mains et demande qu’on fasse installer des parking pour les femmes dans sa situation. Devinez ce que son manager lui a répondu?  « Oui pas de problème, j’y avais pas pensé. Pourquoi tu l’a pas  demandé plutôt? ». On a toujours peur de demander des traitements spéciaux surtout quand on est une femme. Mais tel que le démontre Mme Sandberg, vous êtes et resteriez la victime de la situation pénible si vous ne faites pas quelques chose.  À bon entendeur…

En lisant cet article, d’autres mythes vous sont peut-être venus en tête? Partagez les avec nous!

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