Plus scolarisées, moins avancées.

Cela fait déjà une semaine que l’on apprenait que le niveau de scolarité des femmes a dépassé celui des hommes au Canada. Une information qui n’est pas une surprise, car cela fait déjà 7 ans que dans la province, 51,6 % des Québécois âgés de 25 à 64 ans possédant un diplôme universitaire étaient des femmes. (Données du recensement de 2006.)

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femmes plus scolarisées

Alors direz-vous que cette féminisation universitaire équivaut à l’avancement des femmes ? Rien n’est moins sûr. Si les filles restent à l’école plus longtemps que les garçons, qu’elles sont plus nombreuses à poursuivre des études postsecondaires, une fois sur le marché du travail, la réalité est toute autre. Ne vous méprenez pas ; les femmes décrochent bien des emplois au sortir de l’université, mais de moindre importance que ceux décrochés par nos confrères masculins, à compétences et études égales : les salaire et poste proposés aux femmes sont, la plupart du temps, de niveau inférieur à ceux proposés aux hommes. À titre d’exemple, en 2012, les femmes gagnaient en moyenne 71% du salaire des hommes…

Mais revenons aux chiffres de l’Enquête nationale auprès des ménages (ENM), (nouvelle forme du recensement que nous avons jadis connu). Il semble que pour la toute première fois au pays, plus de femmes ont en poche un diplôme d’études postsecondaires que d’hommes. En effet, 64,8 % des Canadiennes entre 25 et 64 ans ont complété des études de niveau postsecondaire, comparé à 63,4 % des hommes.

Et pourtant, le pays et la province font mauvaise figure quand il s’agit d’avancement professionnel et de représentation des femmes au sein de postes supérieurs. La raison ? Selon moi, elle est multiple, mais de manière plus précise, elle a deux origines. Les structures organisationnelles et les femmes elles-mêmes. Le 1er élément est sans équivoque : ce fameux plafond de verre auquel seraient confrontées les femmes dans le milieu corporatif est une réalité pour plusieurs et dans beaucoup de secteurs ; plus encore, là où le bat blesse c’est quand les préjugés (ou autre éléments de discrimination) s’en mêlent dès le départ et que les possibilités d’avancement sont d’emblée difficiles voire impossibles pour les femmes. Mais si on croit cette récente étude européenne sur « L’impact du genre sur les traits de personnalité des leaders et les effets sur leur style de leadership », il n’y aurait pas de différence entre majeure entre les dirigeants hommes et femmes. « Leurs traits de personnalité et leur style de leadership sont les mêmes : le sexe n’est pas une variable pertinente ». Donc pas besoin d’avoir « peur » des femmes gestionnaires. Voilà, c’est dit.

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