Marie-Sophie Dion: pleine vue sur les affaires

Cela remonte à quelques temps déjà qu’on me parlait de Marie-Sophie Dion, mais surtout de son Bar à Lunettes, un concept unique et une première au Québec. Depuis, l’opticienne devenue entrepreneure, nous en met plein la vue avec une créativité hors du commun grâce à sa boutique avant-gardiste qui lui permet de garder une place de choix dans le marché. À l’aube de l’ouverture de sa quatrième boutique à Laval (après Sherbrooke, Montréal, Saint-Lambert), j’ai posé quelques questions à Marie-Sophie Dion, véritable pionnière et femme d’affaires inspirante.

Marie-Sophie Dion par Martin Flamand

Photo: Martin Flamand

Je vous présente ici un sommaire de mon entrevue avec la femme derrière le Bar à Lunettes, Marie-Sophie Dion.

Quel a été votre parcours avant de lancer votre entreprise?

J’ai ouvert ma boutique environ 8 mois après l’obtention de mon diplôme d’opticienne. Étudiante, il était clair que je serais entrepreneure et libre d’importer des montures avant-gardistes et rares.
 
Estimez-vous avoir « réussi » en affaires? 
Oui car j’adore les tâches quotidiennes de mon emploi, et mes 15 employés semblent comblée aussi.
 
Comment jugez-vous et évaluez-vous votre expérience d’entrepreneure ?
J’ai eu un petit prêt de type PPE via la Caisse Pop de ma région, basé sur un plan d’affaires monté avec une conseillère. Dès l’ouverture, j’ai eu la chance que la clientèle appréciait mes choix de produits audacieux et mes services de stylisme, et le mot s’est vite répandu en Estrie. Mon entreprise fut rentable financièrement dès sa première année en 1992, et tranquillement j’ai augmenté le nombre de mes succursales qui sont aujourd’hui au nombre de quatre.
 
Des idées sur la gestion de votre entreprise…
 
Sur quelle expertise avez-vous misée au fil des ans (avec le bar à lunettes), qui vous démarque aujourd’hui de la concurrence?
La qualité du service conseil pour moi est primordial, d’où l’importance d’avoir les meilleurs opticiens qui soient, et qui partagent la même passion du métier. La sélection de mes montures se fait en Europe et je n’achète que celles qui me semblent extraordinaires, sans compromis.
 
Quel est votre plus grand défi dans la gestion de votre entreprise?
Celui d’avoir en inventaire les plus belles montures parmi les innombrables compétiteurs.
 
De quoi êtes-vous le plus fière?
Je suis très fière de l’équipe avec laquelle je travaille, tous sont énergiques, perfectionnistes, et ont ce sens de l’humour qui rend notre ambiance de travail motivante.
 
Au cours des 5 prochaines années, à quoi devrait-on s’attendre de Marie-Sophie Dion?
Maintenant que le nouvelle boutique de Laval est inaugurée, je vais m’impliquer plus dans le design et production de mes propres modèles et ce, dès l’automne. J’ai tellement d’idées de modèles, il faut que je m’y mette enfin.
 
Parlez-nous un peu de vous…
 
Avez-vous des implications en dehors de votre entreprise? 
Je suis membre du comité des parents de mon école de quartier, et donc bénévole dans les levées de fonds et mise sur pied de nouvelles infrastructures et activités. Je suis également commanditaire et bénévole du Club de ski compétition Sutton lors des courses et des activités sociales. Nos boutiques collaborent également avec le Club Lions pour la récupération d’anciennes lunettes pour les personnes défavorisées.
 
Est-ce que la conciliation travail-famille est un enjeu pour vous? Si oui, comment arrivez-vous à tout jongler?
Je profite au maximum de mon temps avec ma famille en respectant un horaire de travail 9 à 5, et en m’amusant tous les week ends avec mes deux jeunes garçons. Mes employés savent à quel point je compte sur eux pour garder le phare les soirs et samedis.
 
Votre avis sur?
 
Ce dont ont besoin les femmes d’affaires au Québec?
Je crois que les femmes réalisent de plus en plus la force et l’intuition qui les amènent au succès, et je remercie nos mères qui nous ont donné confiance en nos qualités d’entrepreneures. Nous devons donner l’exemple à nos amies et léguer notre vigueur entrepreneuriale à nos enfants.
 
La sous-représentation des femmes au sein des postes supérieurs?
Cette situation ne m’étonne pas. Les femmes que je côtoie mettent leur famille bien avant leur carrière, ce qui résulte en un nombre moindre d’heures au travail et dans les activités de développement des affaires. L’ascension à des postes supérieurs est exigeante et demande souvent de mettre ses activités personnelles de côté.

 Retrouvez le Bar à lunettes à cette adresse: http://www.msdion.com/

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