Lady Diane à C2MTL

Vous le savez deja, toute cette semaine, Montréal recoit de la grande visite grâce à C2MTL, série de conférences de haut niveau imaginée par Sid Lee. Une de ces personnes est certainement Diane von Furstenberg, ou comme je l’appelerai desormais, Lady Diane. Toute une inspiration cette femme, et quelle élégance!

Photo de Dave Sidaway , The Gazette

Photo de Dave Sidaway , The Gazette

Interviewée par Daniel Lamarre, président et chef de la direction, du Cirque du Soleil, Lady Diane nous confia que  sa mère, prisonnière de guerre, ayant passé plus d’un an dans un camp de concentration, en ressortait pesant 29 kilos. Difficile de ne pas en être marquée toute sa vie…. »Dans un certain sens, ma mère m’a toujours encouragée à être indépendante. »

Conseil qu’elle prend à la lettre et objectifs qu’elle atteint indéniablement. Rappelons que la designer qui s’est fait connaître grâce à sa fameuse robe portefeuille (wrap dress). Une robe, qui « m’a bien rempli le portefeuille! ».  Retour sur sa carrière, ou plutôt ses carrières car DVF nous parle de ses « trois carrières »: celle qu’elle entama à 22 ans, au cours de laquelle elle connut un vif succès, à tel point qu’elle envisageait sa retraite à 30 ans.  « J‘étais déjà au sommet de mon succès; j’étais une européenne vivant le véritable rêve américain. » Sa deuxième carrière s’amorce après un retour aux États-Unis suite à une longue période en Europe, loin de la marque qu’elle avait créée jadis. « Ma première carrière était car je voulais être indépendante. Ma 2e pour me montrer et au monde que la 1e fois peut être un erreur. Là je commence ma 3e carrière, l’héritage, en me disant que la marque a ce qu’il faut pour vivre après moi. » La Belge d’origine nous a également séduits par ses nombreuses interventions en français et son conseil aux Québécois, « continuez à parler français ». (!)

Parlant de sa marque comme de son troisième enfant, elle mentionne avec fierté que « l’année prochaine, la robe-portefeuille aura 40 ans et c’est la première fois dans l’histoire qu’une robe ait autant duré. Si je n’étais pas impressionnée par elle dans le temps, je le suis maintenant.« 

En plus de l’histoire de sa vie, DVF nous livre des conseils aux créateurs de mode, et même aux professionnels du marketing relié à ce domaine, que ce soit de profiter des atouts de la technologie, mais également du talent des jeunes, avec leurs idées « fraîches et vertes ». Inutile de se perdre dans différents créneaux pour tenter de plaire à tous; les créateurs de mode doivent se concentrer sur leur marque et la proposition de cette dernière. Par exemple, DVF, sa marque renouvelée, célèbre la liberté, rend les femmes autonome et leur donne confiance. « Si ce n’est pas sans efforts, sexy et sur le pouce (traduction littérale de « effortless, sexy & on-the-go »), ce n’est pas notre marque. »

Mais ce qui me marqua le plus, c’est certainement ces Mots d’Elle:

« Je ne savais pas ce que je voulais faire mais je savais quelle femme je voulais devenir. Je suis devenue cette femme en faisant des choses pour les autres femmes« .

« Ma mission dans la vie est, en même temps que je devenais la femme que je voulais être, c’est de dire aux autres femmes qu’elles peuvent être la femme qu’elles veulent être ».

« Toute ma philanthropie va vers le femmes et l’empowerment des femmes à travers le monde« .

Diane Vit Forever!

🙂

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