Bethlehem Alemu, une rebelle créative.

Bethlehem Alemu, a founder and manager of Sole Rebels, at her workshop in Addis Ababa, Ethiopia. Photo by Jiro Ose

Bethlehem Alemu, fondatrice et directrice de Sole Rebels, à son atelier à Addis Ababa en Ethiopie. Photo de Jiro Ose.

Pour la 5e année consécutive, le magazine américain Fast Company, regroupe à travers le monde les 100 personnes les plus créatives en affaires. L’année dernière, à C2MTL, nous avions eu la visite du rédacteur en chef de Fast Company, Robert Shafian, venu nous présenter ce classement, le processus de recherche et de nomination, ainsi que quelques-unes des personnes qui avaient y été nommées.

Cette année encore, Shafian était des nôtres, et avec lui, il amena avec lui à Montréal 30 des 100 personnes les plus créatives nommées en 2013! Près de 53 femmes font partie de cette liste, dont Bethlehem Alemu, une femme au parcours inspirant que je vous propose de découvrir aujourd’hui.

SoleRebels fabrique des chaussures, artisanales, écologiques et certifiées équitables. L’entreprise n’utilise que des matériaux produits en Ethiopie : du coton biologique, du jute, de la fibre de koba (plante millénaire), du cuir et… des pneus. En début d’année 2013, le magazine Forbes la qualifie de « Woman to watch« . À 32 ans, elle est à la tête de son entreprise, qui a déjà 8 ans et compte 300 employés. Au fil des années, la gamme des chaussures s’est élargie. En parallèle à des ventes sur Internet, Bethlehem Alemu ouvre des boutiques à l’international dont trois à Taïwan, et une en Suisse et à Singapour. Côté revenus, la femme d’affaires ambitionne de dépasser les 10 millions de dollars annuels d’ici à 2016, avec une moitié des ventes qui se fait en Asie. 

Je suis persuadée qu’on entendra parler de Bethlehem Alemu au cours des prochaines années. L’entrepreneure travaille sur une marque de vêtements et d’accessoires à son nom : Alemu

Mots d’Elle: en lien avec l’image négative véhiculée sur son son pays, elle avait cela à dire:« L’Ethiopie a changé. Nous n’avons plus besoin d’être assistés par les Occidentaux, mais d’être considérés comme des partenaires, en matière de business. On ne réclame pas la charité. Nous sommes créatifs, nous pouvons apporter quelque chose au monde, nous aussi. Encore faut-il qu’il modifie son regard sur nous. »

En attendant, vous pouvez consulter la liste complète ICI

most creative people

Publicités