Un rôle économique primordial pour la femme

Je vous partage ici une partie du billet d’Arnaud Segla, consultant en gestion de projets spécialisé dans l’entrepreneuriat ethnique.

« La femme est le pilier des sociétés traditionnelles et l’émancipation vers des réalités contemporaines en tant que seul accomplissement individuel sans profit pour le groupe ou le foyer fragilise la transmission du patrimoine humain. »

photo-Article AnaudSeglaC’est sur ce constat simple sur l’importance de la femme dans la société en tant qu’indicateur de l’évolution des modes de vies que j’ai entrepris mon observation sur le rôle de celle-ci au cœur du développement économique des communautés ethniques.

Il a été longtemps question de revendiquer puis de d’affirmer les libertés auxquelles avaient droit les femmes dans le cadre de la définition d’un nouvel équilibre au sein du modèle traditionnel des ménages. L’avènement de mouvements qui ont porté ces causes a refaçonné la vision des rapports et des enjeux pour les communautés. En moins d’un siècle, la femme est devenu est acteur incontournable de l’économie des pays tant par sa contribution financière au sein des foyers que par importance dans la prise de décision sur la consommation, l’épargne ou l’investissement. Avec l’accès au monde du travail et de l’entrepreneuriat et un effort consenti pour une meilleure représentation à la tête des structures économiques, l’impact de la femme y est une réalité implicite qu’il reste à refléter dans les chiffres.

On est passé d’un combat pour plus de liberté vers une meilleure affirmation stratégique et une plus grande influence sur la prise de décisions au nom du groupe. Les réalités économiques pesant sur la définition classique du rôle de l’homme, en tant que support en matière de ressources, ne permettent plus qu’il assume les besoins et risque en gestion d’une initiative commerciale  voire d’un foyer tout simplement. La femme devient essentielle pour exercer un rôle qui dépasse le cadre du simple associé secondaire mais bien d’un pilier majeur. Sur le plan social, l’indépendance financière comporte certains risques inhérents à la remise en question de la complétude naturelle et donne un nouveau profil aux communautés. Rien qu’au Québec en 2001, il y avait plus de 335 595 familles monoparentales, avec plus de 500 000 enfants, soit une famille sur quatre (27%), et 267 570 d’entre-elles (près de 80%) étaient dirigées par une femme. On le voit donc la femme à elle seule constitue un moteur  de l’économie des communautés et au-delà des pays.

Dans l’économie informelle et l’entrepreneuriat ethnique, la femme a démontré un réalisme à toute épreuve dans l’élaboration des projets d’affaires qui détonne avec la courante sophistication des idées masculine et rencontrent un accueil favorable des investisseurs individuels ou institutionnels par la garantie sur le sérieux de la gestion et sur la durabilité. En 2011, environ 950 000 Canadiennes travaillaient à leur propre compte, d’après l’Enquête sur la population active de Statistique Canada. Entre 2001 et 2011, le nombre de travailleuses autonomes a augmenté de 23 %, contre 14 % pour les hommes. En 2012, les femmes étaient propriétaires, en totalité ou en partie, de 47 % des petites et moyennes entreprises, selon Services économiques TD. Cette étude a également constaté que les femmes ont tendance à rester en affaires plus longtemps que les hommes et sont plus susceptibles de planifier l’expansion de leur entreprise.

C’est donc dans l’ère du temps que des réalités servantes soient amenée à engendrer celles qui ont longtemps été maîtresse. Le nouveau véhicule de création de richesse et de valeur passe par le sentiment d’affirmation de la femme qu’elle a cultivé à travers des années d’expérience de lutte. La nouvelle attitude d’affaires implique de répartir judicieusement les responsabilités de la stabilité financières entre partenaires et d’inviter à une émancipation de l’homme en tant pionnier dans la définition d’un nouveau sens pour l’humanité.

Dans l’économie informelle et l’entrepreneuriat ethnique, la femme a démontré un réalisme à toute épreuve dans l’élaboration des projets d’affaires qui détonne avec la courante sophistication des idées masculine et rencontrent un accueil favorable des investisseurs individuels ou institutionnels par la garantie sur le sérieux de la gestion et sur la durabilité. En 2011, environ 950 000 Canadiennes travaillaient à leur propre compte, d’après l’Enquête sur la population active de Statistique Canada. Entre 2001 et 2011, le nombre de travailleuses autonomes a augmenté de 23 %, contre 14 % pour les hommes. En 2012, les femmes étaient propriétaires, en totalité ou en partie, de 47 % des petites et moyennes entreprises, selon Services économiques TD. Cette étude a également constaté que les femmes ont tendance à rester en affaires plus longtemps que les hommes et sont plus susceptibles de planifier l’expansion de leur entreprise.

Lise la suite de l’article sur le blog de l’auteur.

ASeglaArnaud Segla M. Sc., M. Sc. A., CAPM. Consultant en gestion de projets et ingénierie d’affaires spécialisé dans l’entrepreneuriat ethnique. J’organise et anime des activités professionnelles et accompagne plusieurs entrepreneurs dans l’atteinte des objectifs de leur projet d’affaires. Auteur et personnage engagé dans la revalorisation des héritages culturels et traditionnels, J’ai décidé d’aider les entrepreneurs à se lancer et développer leur activités tout en préservant et en affirmant leur appartenance à une identité communautaire qui équilibre leur savoir être et leur savoir faire.
Crédit photo: Awa Lake Diop
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