Anne-Marie Hubert, une des femmes les plus influentes au Canada

Ma plus récente inspiration se trouve en Anne-Marie Hubert. J’ai découvert cette femme à la suite de sa nomination parmi les femmes les plus influentes du Canada en 2009. Classement fort reconnu, le Canada’s TOP 100 Women a voulu souligner son leadership ainsi que son influence dans le secteur des services professionnels au sein d’Ernst&Young, un chef de file mondial des services de certification et fiscalité, services transAnne-Marie hubert aactionnels et services consultatifs. En 2011, c’est au tour de Catalyst de saluer ses efforts dans l’avancement des femmes dans le milieu des affaires et Premières en affaires la nomme Incontournable de la Finance pour l’excellence de son parcours ainsi que ses grandes réalisations.

Un parcours exceptionnel qui commence en 1987 quand elle fait son entrée à Ernst & Young. Au fil des ans, elle travaillera aux bureaux d’Ottawa, de Lyon en France ainsi qu’à Montréal. Depuis 2009, c’est la consécration : elle y devient associée directrice du groupe Services consultatifs pour le Canada.

Mariée depuis 30 ans et mère de trois ados, la femme de moins de 50 ans a toutes les qualités d’une intrapreneure. C’est justement cette dimension qu’a voulu souligner Catalyst Canada, OSBL voué au développement des opportunités pour les femmes et les entreprises, en lui décernant en juin dernier un Prix honorifique qui récompense celles et ceux qui ont fait preuve « d’un leadership exceptionnel dans la promotion de l’avancement des femmes au sein de leur entreprise, de leur industrie et de la collectivité ». Toute une mission, vous me direz !

Parmi les sujets qui interpellent Mme Hubert, il y a notamment l’équité entre les sexes. C’est pourquoi elle conçoit et met en œuvre un programme de jumelage entre dirigeants d’expérience et femmes ou membres des minorités visibles au profil prometteur. « Ce programme a permis de développer du talent et de retenir des gens extraordinaires, mais aussi d’avoir un impact sur la culture organisationnelle et d’aider chacun de nos associés sur le terrain à être meilleur dans le développement de talents », affirme-t-elle.

Quand Ernst &Young lui a demandé de s’occuper de l’avancement des femmes dans l’organisation, c’est à ce moment qu’elle réalise « à quel point il y avait des préjugés dans nos processus, dans la société (…) souvent inconscients, qui font que les hommes et les femmes n’ont pas une chance égale de réaliser leur plein potentiel ». Elle travaillera donc à tous les niveaux pour tenter de faire augmenter la proportion de femmes promues à des postes de direction. La gouvernance a peu de secrets pour elle : elle siège à de nombreux conseils d’administration, dont ceux de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) et du Forum des politiques publiques. C’est donc sans surprise qu’on la voit ouvertement appuyer la loi québécoise sur la parité hommes – femmes aux CA de certaines sociétés d’État. « Dans cinq ans, j’aurai probablement formé une succession qui sera plus forte que moi, dit-elle. Mes enfants auront presque terminé l’université, et mon mari aura pris sa retraite. J’aurai alors la latitude nécessaire pour relever de nouveaux défis. »

Il y a vingt ans aujourd’hui, elle devenait la première femme présidente du Regroupement des comptables agréés de l’Outaouais. Aujourd’hui, elle gère plus de 300 employés et est en charge de favoriser la croissance et la rentabilité de sa section. Si le passé est garant de l’avenir, je peux croire qu’ils seront à la hauteur de nos attentes.

Pour celles et ceux qui pensent à monter leur liste d’objectifs à atteindre pour l’année, je pense que vous saurez trouver une inspiration solide dans les accomplissements d’Anne-Marie, modèle de réussite. Sources : « Les femmes s’aident ou se nuisent au travail ? », et Conseil du Leadership féminin.

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