Faisons éclater le «plafond de verre»

Finalement! Un article qui exprime ma pensée au sujet de Pauline Marois et du « traitement » qu’elle reçoit, sans risquer me faire traiter de partisane (et alors d’ailleurs?). …écrit par un collectif d’hommes. L’article a été publié dans le journal Le Devoir, le 28 août et en voici un extrait:

 » Nous sommes des citoyens de gauche, issus de toutes les générations. Quelques-uns d’entre nous sont membres du Parti québécois. D’autres sont membres de Québec solidaire ou d’Option nationale. Plusieurs n’appartiennent à aucun parti politique.

Une conviction fondamentale nous réunit : celle que les femmes peuvent avoir accès à toutes les fonctions dans la cité. Qu’elles doivent être traitées sur un pied d’égalité avec les hommes dans toutes les institutions et organisations. Qu’elles peuvent occuper des postes de leadership et de décision à tous les échelons du pouvoir dans la société. Pour nous, cela va de soi.

Le « double standard » 

Force est toutefois de constater qu’un « plafond de verre » est toujours en place, au Québec comme ailleurs. C’est-à-dire qu’un blocage implicite, mais bien réel, limite encore l’accès des femmes aux plus hautes responsabilités. À compétences égales ou supérieures, ces dernières continuent trop souvent de subir ce qu’il est convenu d’appeler le « double standard » : on exige des femmes ou leur reproche des choses que nous n’avons jamais exigées des hommes ou que nous ne leur avons jamais reprochées.

(…) C’est le cas de Pauline Marois. Diplômée en service social et en administration des affaires, en politique depuis plus de 30 ans, madame Marois a occupé à peu près tous les ministères de l’État, y compris ceux des Finances, de la Santé et de l’Éducation – en plus d’avoir été présidente du Conseil du trésor et vice-première ministre. Quelle autre personnalité politique, au Québec, peut prétendre à un tel degré d’expérience des rouages de l’État et de connaissance de la « machine gouvernementale » ?

Or, plutôt que de la juger au mérite de ses nombreuses réalisations (pensons seulement à sa création du réseau des Centres de la petite enfance) et de son parcours exceptionnel, on la critique et parfois même on la méprise pour des choses aussi superficielles que non pertinentes. Rien ne lui aura été épargné. On a dit qu’elle était trop riche et trop bourgeoise ; que ses bijoux étaient trop gros et ses foulards trop flamboyants ; que ses cheveux étaient trop blonds ou trop coiffés ; qu’elle était trop autoritaire ou trop conciliante ; qu’elle voulait trop le pouvoir ou qu’elle était trop maternante ; que son ton de voix était trop doux ou trop agressif… et quoi encore ?

Faisons l’histoire

Madame Marois est mûre, plus que n’importe qui d’autre au Québec, pour occuper dignement et avec compétence la plus haute fonction de l’État. (….) Le Québec n’a pas les moyens de se passer d’une Pauline Marois qui, le 5 septembre au matin, est prête – avec son équipe – à gouverner le Québec avec intégrité et à faire le ménage dans la corruption.

(…) Mais comme hommes, nous l’affirmons aussi pour une autre raison. Nous voulons vivre dans une société où nos mères, nos soeurs, nos filles, nos amies et les femmes que nous aimons puissent enfin se dire que, maintenant, tout est possible ! Il n’y a plus aucune fonction ni aucune responsabilité qui soit hors de leur portée. Et pour cela, nous voulons que Pauline Marois devienne la première femme à occuper le poste de première ministre du Québec, à la tête d’un gouvernement majoritaire (ou, si ce n’est pas le cas, avec la balance du pouvoir entre les mains d’Option nationale et de Québec solidaire).

Alors, le 4 septembre prochain, faisons plus que « du changement pour du changement ». Faisons l’histoire ! Faisons définitivement voler en éclats le fameux « plafond de verre ».

Lire l’article en entier sur Le Devoir

Lire mon article sur LesAffaires, au sujet des femmes influentes en politique québécoise de cette semaine.

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