« Il faut savoir commencer petit »

Les professionnels du milieu confirmeront la difficulté de dénicher des modèles d’intégration issus de l’immigration, susceptibles de servir d’inspiration aux nouveaux arrivants. Attention; ce n’est pas parce qu’il n’en existe pas. Loin de là. Mais plusieurs ont ce côté méfiant qui fait en sorte que les meilleurs exemples d’intégration ne voient l’intérêt de montrer leur réussite dans un contexte où on s’attend à ce qu’ils échouent. C’est comme si on leur demandait d’aller à contre-courant. Mais cela n’a jamais été le cas pour Fatima Ait-Addi, pharmacienne et femme d’affaires: elle dit ne s’être jamais sentie étrangère. Pour celle qui est née au Maroc, a vécu en Allemagne et est aujourd’hui installée au Québec, prendre sa place et laisser sa trace n’a jamais été une option, mais une obligation. « C’est toi qui fais la différence. C’est ta performance qui importe ».

Commencer petit en arrivant au Canada pour Fatima se traduit par assister régulièrement à des activités de formation de différents organismes d’intégration et d’insertion à Montréal. Pour ce faire, elle s’arme de persévérance, une qualité qui lui vient de son père et de beaucoup d’organisation. Du côté conciliation travail famille, elle avoue pouvoir beaucoup compter sur un support familial, principalement de sa mère. Non sans rappeler qu’il s’agit là d’un choix de vie et qu’aujourd’hui elle arrive à entretenir une belle relation avec son entourage, car plus en paix avec elle-même.

Arrivée au Canada en 2002 seulement, Faitma est un modèle inspirant d’intégration et d’humilité. À quelques jours d’ouvrir sa deuxième pharmacie sous la bannière de Jean Coutu, cette femme d’affaires répondrait à ses détracteurs qu’elle a commencé comme technicienne au sein de Jean Coutu, mais se voyait déjà pharmacienne cinq ans plus tard. Vous parlez d’une visionnaire. En 2006, elle obtient son diplôme et devient pharmacienne salariée. C’est en 2008 qu’elle ouvre sa première pharmacie sous la bannière de Jean Coutu dans le quartier Villeray. En le faisant, elle tâche de miser beaucoup plus sur la fidélité d’une clientèle québécoise qui a déjà un sentiment d’appartenance envers la marque de renom.

Née dans famille très conservatrice et religieuse, Fatima révèle que ces aspects ont été pour elle source de travail. Ce n’est que deux semaines après son arrivée au Québec qu’elle débute son emploi en pharmacie comme technicienne. Parallèlement, elle commence les démarches pour devenir membre de l’Ordre des pharmaciens du Québec. Un choix de carrière qu’elle est loin de regretter car le Groupe Jean Coutu offre beaucoup de support pour les employés et la formation de ces derniers. Il y a également une facilité d’accès au financement bancaire, ce qui ne s’applique pas à d’autres types de projets. D’autant plus que la pharmacie lui permet de mettre de l’avant ses aptitudes de femme d’affaires puisque tout l’aspect commerce de détail est développé et géré par elle.

« Personnellement, j’aime transmettre mes compétences et donner des conseils ». Tenez-le vous pour dit! Vous pourrez entre autres retrouver Fatima sur les ondes de Radio Moyen-Orient dans le cadre de sa chronique « Parlons santé ».

* Sur la photo de groupe, de gauche à droite : Mme Naïma Bendriss (Intermaillage & Développement), Mme Josée Chiasson (CLD Centre Ouest) Mme Fatima Ait-Addi et Mme Élise Tessier (Femmessor-Montréal). Article rédigé dans le cadre d’une collaboration avec Femmessor-Montréal. 

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