« La chance est une compétence qu’il faut développer »

Si une chose est certaine concernant cette femme exceptionnelle, elle s’est donnée très jeune les moyens de sa propre réussite. Sandrine Joseph fait partie de ces femmes que vous aimeriez devenir, ou avoir été. Gestionnaire à multiples facettes, elle est connue pour son expertise en stratégies télécom – media et en gestion de projets. Stratège de communication numérique au sein d’un opérateur de télécommunications en France, elle est également impliquée socialement au sein de diverses organisations. Militante pour le développement professionnel des femmes, Sandrine Joseph anime depuis un certain nombre d’années des conférences autour du leadership féminin.

Pour Sandrine, il est certain que nous avons tous un diamant en nous, « encore faut-il le trouver et bien le tailler! ». D’ailleurs, le mot d’ordre est clair : « Nous avons une responsabilité vis-à-vis de soi qui est considérable, qui consiste à trouver et s’appuyer sur ce qu’on a de meilleur en soi pour justement le cultiver et être en mesure de montrer ce qu’on sait le mieux faire, ce qui suppose évidemment de connaître ses limites. C’est ce sur quoi je me suis appuyée pour mener ma vie en général »

Dans l’ambiance chaleureuse d’un café parisien, j’ai voulu savoir quels étaient pour Sandrine Joseph, les éléments clés à développer pour réussir. « La chance est une compétence qu’il faut développer ». Difficile d’être plus claire: il faut donc créer sa chance, être présente au bon moment au bon endroit et provoquer soi-même les opportunités. « Déterminer un objectif qu’on puisse clairement définir, sans être figée dans le temps, nous donne une trajectoire. On reste toujours maître de son destin »

D’origine martiniquaise, Sandrine Joseph aborde succinctement les difficultés [inévitables] liées à la perception erronée que se font les autres, de la femme noire. Cependant, ceci ne devrait pas nous arrêter : « on apprend plus des choses qui ne marchent pas que de celles qui marchent ». C’est ce refus d’intimidation qui l’amènera à parler et faire valoir cette dimension de [Potomitan], capitale dans la compréhension de la femme noire. « Dans la mentalité afro-caribéenne, la femme [Potomitan] est au centre de la famille notamment; elle est le point de référence. Cependant, quand les femmes se retrouvent dans cette position de [Potomitan], elles ont ce grand défaut de vouloir faire les choses seules. Une situation d’hypercontrôle qui rend importante la nécessité de lâcher prise et de faire confiance. C’est pourquoi j’insiste sur la nécessité d’avoir quatre personnes clés dans son entourage. Premièrement, le mentor est garant de la feuille de route et sert de point de repère. Par ailleurs, le sponsor est essentiel car c’est cette personne qui va dynamiser l’action, en étant nos yeux et notre bouche quand on n’est pas là. Le coach est la 3ième personne qui aide pour le questionnement et aide à la réflexion et la prise de décision. Finalement, le connecteur est la personne de réseau, qui nous aide à créer des liens dans notre entourage »

… Sans ces quatre personnes, il est selon moi, difficile de mener un chemin de réussite. Pour moi, on ne peut passer un mois sans voir ces personnes»

Elle cofonde en 2006 réseau d’affaires avant-gardiste, RISKANGEL qui regroupe trois critères importants, et appuie l’entrepreneur dans son envie d’entreprendre, son envie de reprendre et celle de développer. Femme de conviction, Sandrine défend la promotion de la diversité en milieu de travail. « Il faut être là au bon endroit au bon moment » : aujourd’hui, Sandrine Joseph est présente au sein d’Outre-mer network, groupement d’entrepreneurs ultramarins et de la diversité, regroupement d’entrepreneurs ultramarins et de la diversité, dont la mission est, entre autres, de mettre en lumière les chefs d’entreprises ultramarins qui créent de la valeur ajoutée en France et à l’international.

Véritable Potomitan elle-même, elle tient aujourd’hui un blog engagé où elle promeut la réussite des femmes en entreprise.

Une femme Mots d’Elles.

Crédit photo: Alexandra B. 
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